Pour nous joindre
siteglc@jesuites.org

Participez à notre LISTE d'ENVOIS pour être informés des nouveautés et des activités. Inscrivez votre adresse de courriel et cliquez le bouton inscription.

Votre adresse E-Mail :

Les jésuites au Canada anglais

Mission nouvelle

 

Pour que l'économie mondiale soit gérée selon des critères de justice et d'équité, en tenant compte des exigences réelles des peuples, spécialement des plus pauvres.

9. Dans le domaine du commerce international et des transactions financières, des processus sont aujourd'hui en place qui permettent une intégration positive des économies, ce qui contribue à l'amélioration des conditions générales; mais il y a aussi des processus en sens inverse, qui suscitent des divisions entre les peuples et la marginalisation, créant ainsi de dangereux risques de guerres et de conflits. Dans les décennies qui ont suivi la seconde Guerre mondiale, le commerce international des biens et des services s'est accru de manière extrêmement rapide, avec un dynamisme qui n'avait jamais eu de précédents au cours de l'histoire. Une grande partie du commerce mondial concernait les pays d'industrialisation ancienne, auxquels se sont ajoutés de manière significative de nombreux pays émergents qui en sont devenus des acteurs importants. Mais d'autres pays, dont le revenu est bas, demeurent largement en marge des mouvements d'échanges commerciaux. Leur croissance s'est trouvée ralentie par la chute rapide, dans les dernières décennies, du cours des matières premières qui représentent la quasi totalité de leurs exportations. Dans ces pays, africains pour la plupart, la dépendance par rapport aux exportations des matières premières continue à représenter un puissant facteur de risque. Je voudrais ici renouveler un appel afin que tous les pays aient les mêmes possibilités d'accès au marché mondial, en évitant toute exclusion et toute marginalisation.

10. Une réflexion similaire peut être conduite à propos du domaine financier, qui concerne l'un des aspects premiers du phénomène de la mondialisation, grâce au développement de l'électronique et aux politiques de libéralisation des flux monétaires entre les différents pays. La fonction objectivement la plus importante de la finance, celle qui consiste à soutenir à long terme la possibilité d'investissements et donc de développement, se révèle aujourd'hui tout à fait fragile: elle subit les contrecoups négatifs d'un système d'échanges financiers - au niveau national et mondial - basé sur une logique du très court terme, qui a pour but l'accroissement de la valeur des activités financières et se concentre sur la gestion technique des diverses formes de risque. La récente crise démontre aussi comment l'activité financière est parfois guidée par des logiques purement auto-référencées et dépourvues de considération, à long terme, pour le bien commun. Le nivellement des objectifs des opérateurs financiers mondiaux à l'échelle du très court terme, diminue la capacité de la finance de jouer son rôle de pont entre le présent et l'avenir, pour soutenir la création de nouvelles possibilités de production et de travail sur une longue période. Une finance limitée au court terme et au très court terme devient dangereuse pour tous, même pour ceux qui réussissent à en tirer profit dans les périodes d'euphorie financière.[12]

11. Il ressort de tout cela que la lutte contre la pauvreté exige une coopération aussi bien sur le plan économique que sur le plan juridique qui permette à la communauté internationale et en particulier aux pays pauvres de trouver et de mettre en ouvre des solutions coordonnées pour affronter ces problèmes en donnant un cadre juridique efficace à l'activité économique. Elle requiert en outre des incitations pour créer des institutions efficaces et participatives, ainsi que des soutiens pour lutter contre la criminalité et promouvoir une culture de la légalité. On ne peut nier, par ailleurs, que les politiques fondées sur l'assistance sont à l'origine de nombreux échecs dans l'aide aux pays pauvres. Investir dans la formation des personnes et développer sur un mode inclusif une culture spécifique de l'initiative constitue actuellement, semble-t-il, la démarche appropriée à moyen et long terme. Si, pour se développer, les activités économiques ont besoin d'un contexte favorable, cela ne veut pas dire qu'il ne faut pas accorder d'attention aux problèmes du revenu. Si l'on a fort à propos souligné que l'accroissement du revenu par tête ne peut pas constituer de manière absolue la fin de l'action politico-économique, on ne doit pas pour autant oublier que celui- ci représente un moyen important pour atteindre l'objectif de la lutte contre la faim et l'extrême pauvreté. À cet égard, doit être écartée comme une illusion l'idée selon laquelle une politique de pure redistribution des richesses existantes puisse résoudre le problème définitivement. Dans une économie moderne, en effet, la valeur de la richesse dépend dans une importante mesure de sa capacité de créer du revenu pour le présent et pour l'avenir. La création de valeurs devient donc une obligation incontournable, dont il faut tenir compte pour lutter de manière efficace et durable contre la pauvreté matérielle.

12. Mettre les pauvres à la première place suppose, enfin, que les acteurs du marché international construisent un espace où puisse se développer une juste logique économique, et que les acteurs institutionnels mettent en ouvre une juste logique politique ainsi qu'une correcte logique de participation capable de valoriser la société civile, locale et internationale. Les Organismes internationaux eux-mêmes reconnaissent de nos jours combien sont précieuses et profitables les initiatives économiques de la société civile ou des administrations locales pour permettre la sauvegarde et l'insertion dans la société des couches de population qui, souvent, sont au-dessous du seuil de l'extrême pauvreté et qui, en même temps, sont difficilement atteintes par les aides officielles. L'histoire du développement économique du XXe siècle montre que de bonnes politiques de développement relèvent de la responsabilité des hommes et de la création de synergies positives entre marchés, société civile et États. En particulier, la société civile a un rôle de premier plan dans tout processus de développement, parce que le développement est essentiellement un phénomène culturel et que la culture naît et se développe dans le domaine civil.[13]

Benoît XVI
Message pour la célébration de la Journée Mondiale de la Paix
1er Janvier 2009


© Copyright 2008 - Libreria Editrice Vaticana


Voir aussi:



COMMENTAIRE PASTORAL

La grave crise financière qui s'est déchaînée au second semestre 2007 a donné la démonstration flagrante et tragique que le réseau financier mondial était posé sur des bases incertaines. La crise fut favorisée par une ambiance d'optimisme excessif dans le système au point d'engendrer l'illusion que la croissance ne pouvait que continuer. Dans cette "euphorie constructive", on abusa du crédit et des prêts furent accordés sans précautions convenables. Les « mauvais payeurs » se sont accumulés, beaucoup ne purent ou ne voulurent pas répondre à leurs dettes. A côté de cela apparurent différents produits financiers manquant du contrôle gouvernemental et peu transparents. La spéculation déchaînée, le mensonge voilé, les investissements promettant des revenus impossibles étaient la procédure normale des organismes financiers, et nul ne semblait pouvoir ni vouloir l'empêcher. Jusqu'au jour où la bulle a éclaté

Aujourd'hui, nous souffrons des conséquences d'un mécanisme économique global irresponsable, incapable de limiter l'ambition et l'avarice de quelques-uns. Encore une fois, ce sont les plus faibles et les plus pauvres qui paient le prix le plus fort, dans l'incapacité où ils se trouvent d'honorer le paiement de leurs dettes, et la conséquence qui les frappe sous la forme de la perte de millions d'emplois et, pour nombre d'entre eux, la perte de leur logement. Ce ne sont pas les banquiers avides ni les spéculateurs peu scrupuleux qui ont le plus souffert des effets de la crise. Ceux qui sont la cause de la catastrophe, personnes et institutions, ont été et continuent d'être aidés dans de nombreux pays par les coffres nationaux, dans le but d'empêcher que tout le système s'écroule, et d'éviter que les conséquences soient encore pires pour tous. Le double standard du système en vigueur, qui privatise le profit et socialise les pertes, est resté très visible. Quelques-uns ont tiré profit de la situation au temps de l'abondance, mais quand le système dû aux erreurs et aux ambitions démesurées de ces profiteurs est tombé à l'eau, c'est l'Etat qui a dû payer et qui continuera de payer, avec l'argent des citoyens.

Les causes réelles de cette situation ne se situent pas seulement au niveau des défauts techniques du système financier, mais elles obéissent à une profonde crise morale. Ce sont l'ambition, l'avidité sans règles et la loi du plus fort qui ont gouverné. Par conséquent, et comme unique voie réelle de solution, c'est un renouveau moral à grande échelle des sociétés et des relations commerciales modernes qui s'impose aujourd'hui nécessairement. Voilà quelle est la toile de fond de l'Intention de prière du Pape pour ce mois. Gérer l'économie mondiale avec responsabilité pour parvenir à la vraie solidarité. Apprendre qu'un changement de mentalité dans la coexistence mondiale est requis, qui produise de nouveaux concepts et de nouveaux modèles.

Prions avec le Saint-Père pour que cette crise, qui peut signifier aussi bien un danger qu'une opportunité, nous rende plus capables de mener à bien des changements durables. Il n'est pas pensable de continuer à maintenir l'inégalité insultante entre le haut niveau de gaspillage des riches et la situation toujours plus tragique des pauvres, qu'il s'agisse de pays ou de personnes. La crise est une opportunité pour avancer sérieusement vers des formes alternatives d'économie (comme la création de banques de micro-crédits, l'instauration du commerce équitable, etc.). Le mauvais moment a démontré que lorsque la volonté politique s'est jointe à la préoccupation du bien commun, il a été possible de dégager en quelques mois des fonds énormes afin de sauver les marchés financiers. La conjugaison de grands efforts permet d'envisager de grandes solutions.

Je conclus ce commentaire par les mots de Mgr Celestino Migliore, observateur permanent du Saint-Siège auprès de l'ONU, le 1er décembre 2008 : « Bien que l'incertitude et l'anxiété semblent prévaloir actuellement, les vertus et les principes qui ont porté la communauté globale à sortir de nombreuses crises demeurent. Par exemple, la solidarité avec notre communauté globale, la juste répartition des ressources et des opportunités, l'usage prudent du milieu environnant, la modération dans la recherche du bénéfice financier et social à courte échéance aux dépens du développement durable, et finalement l'audace politique nécessaire pour construire un monde dans lequel la vie humaine soit au centre de toutes les activités sociales et économiques ».

Notre économie est terriblement affaiblie, c'est une conséquence de l'avidité et de l'irresponsabilité de la part de quelques-uns, mais c'est aussi notre échec collectif à effectuer des choix forts en vue de préparer la nation à un âge nouveau. B. Obama, discours inaugural, 2008.

Du Père Ernesto Cavassa, s.j., un choix de paragraphes de son article, UN AUTRE MONDE EST URGENT, publié dans Le mot de la CPAL, Rio de Janeiro, le 29 décembre 2008:

L'habileté dont les pays développés ont fait preuve pour empêcher le collapsus des institutions financières produit par l'avarice et l'avidité de quelques-uns contraste énormément avec leur lenteur en matière d'aide au développement, de lutte contre la pauvreté, de respect des droits humains et de l'environnement, priorités centrales pour l'édification d'un monde plus juste. [.]

Il n'est pas difficile d'en déduire que ceux qui vont souffrir davantage des conséquences de cet état de choses sont les pauvres de toujours. Pour eux, cette succession de crises, la plus importante depuis la récession de 1929, est une question de vie ou de mort. Il suffit de jeter un regard sur qui souffre davantage des catastrophes continuelles de l'environnement qui sont en train d'affliger différentes régions de la planète à cause du changement climatique. La hausse du prix des produits alimentaires a déjà signifié un grand choc pour beaucoup d'économies fragiles. Le chômage est en train d'attaquer durement les membres des catégories les plus vulnérables, tels que les paysans, les immigrés, les jeunes, et ne fait qu'augmenter à mesure que la récession s'accentue. En outre, comme tout le monde le sait, très peu nombreux sont les pays qui vont pouvoir honorer leurs engagements financiers de telle sorte que soit atteint, à l'horizon de l'an 2015, le premier Objectif du Millénaire, à savoir celui de "supprimer la pauvreté extrême et la faim". [.]

La crise économique n'est donc pas seulement une question de chiffres. Derrière ceux-ci se trouvent des personnes qui vont souffrir des conséquences de la thèse aveugle et irresponsable selon laquelle le marché s'autorégulerait tout seul et éviterait les dérèglements qui s'avèrent maintenant évidents. Dans le cas d'une récession économique prolongée, - scénario que nous appréhendons chaque jour davantage - , les immigrés, les réfugiés, les habitants de la périphérie des villes, les retraités et d'autres secteurs de population à risque continu seraient exposés à des situations insoutenables. Il ne serait alors pas étonnant que des expressions collectives de mécontentement social se produisent, qui pourraient entraîner les gouvernements à opter pour la voie facile de la répression ouverte ou dissimulée. Entre-temps, les vrais responsables de cette situation, les présidents et directeurs exécutifs des banques effondrées et leurs protecteurs dans la fonction publique sont en train de jouir d'une jubilation substantielle.

La crise actuelle est, avant tout, une crise éthique, une crise de valeurs. Non seulement des banques ont fait faillite ; mais la confiance qui rend possible les relations entre les personnes et les institutions, y compris les institutions financières, s'est rompue. Ce qui nous a amenés à cette situation n'est pas le profit légitime, fruit du travail orienté vers la production de biens (matériels ou d'autre nature) utiles à la société, mais l'élévation absolue du lucre comme critère ultime et unique de l'activité économique, sans que la moindre considération soit accordée aux conséquences que cet idole peut entraîner chez d'autres, particulièrement les plus faibles. La crise dont nous souffrons actuellement répète et illustre une des pratiques les plus immorales du système capitaliste : privatiser les profits et, par contre, socialiser les pertes. [.]

Comme toute crise, celle-ci peut aussi représenter une opportunité. Certes faudra-t-il combler les vides creusés par l'avidité de quelques-uns, mais il est encore plus nécessaire de mettre à l'agenda de la discussion le système de valeurs qui a provoqué ces vides et sur lequel se fonde le système capitaliste qui domine réellement aujourd'hui. Dans ce monde interconnecté, il est nécessaire d'imaginer de nouvelles alternatives globales basées sur la dignité de toute personne et le respect de ses droits inaliénables, sur la justice sociale et le développement durable, sur une économie sociale de marché qui limite la concentration de la richesse et qui ouvre des possibilités de développement intégral pour tous. La situation actuelle impose avec un caractère d'urgence que soit élaboré un nouveau pacte social, réellement global, fruit d'un dialogue multilatéral qui inclue les gouvernements, les Eglises et les organisations de la société civile.

Sites web intéressants sur le thème d'une économie alternative:



QUESTIONS DE REFLEXION INDIVIDUELLE
ET EN GROUPE
  • Quels effets ou quelles conséquences de la crise économique mondiale avons-nous vu et ressenti dans notre pays et dans notre communauté?
  • De quelle manière cette situation m'invite-t-elle à un style de vie plus évangélique?
  • Quel engagement concret puis-je assumer pour vivre dans mon économie locale (communauté ou famille) les signes de solidarité que le Pape attend de nous?
TEXTES BIBLIQUES POUR LA CELEBRATION
  • Is 58,1-12 Le vrai jeûne est d'instaurer la justice
  • Lc 6,20-23 Les Béatitudes
  • Mt 6:1-4 Vous ne pouvez servir Dieu et l'Argent

 

Pour que les Eglises en Afrique soient signe et instrument de réconciliation et de justice dans chaque région du Continent.

Parmi les défis les plus urgents auxquels l'Église dans votre pays doit répondre, se trouvent la paix et la concorde nationale. Les plus pauvres sont particulièrement victimes de situations dramatiques qui conduisent inévitablement à de profondes divisions dans la société, ainsi qu'au découragement. La deuxième Assemblée spéciale pour l'Afrique du Synode des Évêques, qui est en cours de préparation, sera un temps fort de réflexion sur l'annonce de l'Évangile dans un contexte marqué par de nombreux signes d'espérance, mais aussi par des situations préoccupantes. Je souhaite vivement que l'Afrique ne soit plus oubliée dans ce monde en mutation profonde, et qu'une authentique espérance se lève pour les peuples de ce continent.

Il est du devoir de l'Église de défendre les faibles et de se faire la voix des sans-voix. Je voudrais donc encourager les personnes qui travaillent à susciter l'espérance par un engagement résolu pour la défense de la dignité de la personne humaine et de ses droits inaliénables. Parmi ceux-là se trouve le bien fondamental de la paix et d'une vie dans la sécurité. La promotion de la paix, de la justice et de la réconciliation est une expression de la foi chrétienne dans l'amour que Dieu nourrit pour chaque être humain. Que l'Église continue résolument à annoncer la paix du Christ en ouvrant, avec toutes les personnes de bonne volonté, à la justice et à la réconciliation. J'invite aussi tous les fidèles à implorer du Seigneur ce don si précieux, car la prière ouvre les cours et inspire les artisans de paix. Par ses ouvres sociales, en particulier dans les domaines de la santé et de l'éducation des jeunes, l'Église contribue aussi, à sa manière, à l'édification de la société fraternelle et solidaire à laquelle aspire votre peuple. J'invite notamment les communautés religieuses et les laïcs, qui participent avec compétence à cet engagement essentiel pour l'avenir du pays, à poursuivre leurs efforts, en ne perdant jamais courage, pour être des signes de la confiance que le Seigneur met en toute personne humaine.

Par ailleurs, pour que la société puisse accéder à un développement humain et spirituel authentique, un changement des mentalités est à opérer. Cette ouvre de longue haleine concerne spécialement la famille et le mariage. En s'engageant résolument à vivre dans la fidélité conjugale et dans l'unité de leur couple, les chrétiens montrent à tous la grandeur et la vérité du mariage. C'est par un «oui» librement consenti, pour toujours, que l'homme et la femme expriment leur humanité authentique et leur ouverture à donner une vie nouvelle. Aussi, la préparation sérieuse des jeunes au mariage doit-elle les aider à surmonter les réticences à fonder une famille stable, ouverte sur l'avenir. Je vous invite également à développer le soutien aux familles, notamment en favorisant leur éducation chrétienne. Alors, elles pourront rendre raison de la foi qui les anime avec plus de vigueur, aussi bien devant leurs enfants que devant la société.

Quant à vos prêtres, dont je salue la générosité et le zèle, ils exercent, avec votre soutien attentionné à leur vie personnelle et pastorale, une responsabilité essentielle dans la mission de vos diocèses. En collaboration fraternelle avec tous les agents pastoraux, en premier lieu avec les missionnaires et les catéchistes, dont je connais l'engagement inlassable au service de l'Évangile, je les invite avec force à être des hommes passionnés par l'annonce de l'Évangile. Pour y parvenir, ils trouveront l'unité de leur personne et la source de leur dynamisme apostolique dans l'amitié personnelle avec le Christ et dans la contemplation, en lui, du visage du Père. Une vie sacerdotale exemplaire, fondée sur une recherche constante de la conformité au Christ, est une exigence de chaque jour. [...]

Benoît XVI
Discours aux Evêques de la Conference Episcopale
de la République Centrafricaine
en visite "Ad limina visit"
1er juin 2007


© Copyright 2007 - Libreria Editrice Vaticana


Voir aussi:
COMMENTAIRE PASTORAL

La Seconde Assemblée Spéciale pour l'Afrique du Synode des Evêques fut célébrée du 4 au 25 octobre 2009 à Rome sous la devise de "L'Eglise en Afrique au service de la réconciliation, de la justice et de la paix. Vous êtes le sel de la Terre. Vous êtes la lumière du monde".

Le Pape, en son Intention de prière, nous met à l'unisson des objectifs qui furent ceux de cette rencontre et nous demande de prier pour que ses conclusions et ses buts puissent être menés à bonne fin. Prions pour que la lumière du Saint-Esprit guide les évêques et toute l'Eglise dans leur défi d'annoncer la Bonne Nouvelle au milieu des tensions, de l'exploitation et de l'injustice. Que leur option renouvelée en faveur des pauvres soit le signe que la situation de misère qui afflige beaucoup d'africains n'est pas irréversible.

Nous nous unissons aux désirs de tous les chrétiens sur le continent africain de rendre réelle une paix et une réconciliation basées sur la justice, et non une fausse réconciliation qui prétendrait faire abstraction de la justice. Nous nous engageons par notre prière et par l'offrande quotidienne de nos vies à collaborer, à partir de notre réalité, à une plus grande conscience mondiale de la clameur pour la justice en Afrique. Nous pourrons même parfois réaliser des gestes concrets d'aide, à travers les organisations humanitaires ou de développement, comme par exemple le Service Jésuite des Réfugiés (www.jrs.net) ou le CERAP (Centre de Recherche et d'Action pour la Paix) en Côte d'Ivoire (www.cerap-inades.org), parmi beaucoup d'autres.