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Les jésuites au Canada anglais

BIBLIOTHÈQUE DE THÉOLOGIE

Reportage

 

Des jeunes qui s'engagent
Une expérience de coopération internationale au Sénégal

 

Les jeunes d'aujourd'hui sont marqués par le caractère international de notre monde et plusieurs d'entre eux choisissent non pas de faire du tourisme mais plutôt d'aller rencontrer des gens d'autres cultures grâce à une expérience de coopération internationale. Le Collège Jean-de-Brébeuf, en lien avec l'organisme Mer et Monde , offre à quelques étudiants et étudiantes de se lancer dans une telle aventure par un stage de quelques semaines au Sénégal. Le Brigand est heureux d'ouvrir ses pages à cette équipe dynamique, le groupe Brébeuf Sénégal 2007, qui vient tout juste de revenir d'Afrique. Laissons-nous rejoindre à notre tour par les gens qu'ils ont côtoyés, par le souffle de vie qui a marqué ces jeunes. Ceux-ci sont si désireux de partager leur expérience!1

Guillaume Bernard et Mame Cheikh, son petit frère

Du 29 mai au 6 juillet, des étudiants du Collège Jean-de-Brébeuf ont vécu une expérience d'initiation à la coopération internationale au Sénégal avec Mer et Monde , organisme d'inspiration ignatienne fondée par le père Michel Corbeil, S.J. Dans l'idée d'être des hommes et des femmes pour les autres, ils se sont lancés dans une grande aventure intérieure, ne faisant qu'entrevoir tout ce qu'une telle expérience d'échanges humains pouvait leur apporter. Dès le mois d'octobre 2006, ils ont préparé leur campagne de financement, ont participé aux trois fins de semaine de formation obligatoire offerte par Mer et Monde et complété tous les préparatifs au stage. L'aventure s'amorçait donc de très loin! Et sans jamais regarder derrière, ces 12 stagiaires se sont lancés vers l'inconnu. Ils sont allés à la rencontre de l'autre, à la rencontre de la culture sénégalaise, en acceptant de se laisser déstabiliser, d'être confrontés et questionnés par le mode de vie et les valeurs de l'autre. Vivre au quotidien durant cinq semaines avec des familles sénégalaises du village de Dougnane, ce n'est pas toujours facile. On passe par les hauts et les bas du choc culturel, mais on s'attache. oh oui! On s'attache.

Les stagiaires ont également eu le chance de rendre visite au Père André Gagnon, jésuite d'origine canadienne qui travaille au Sénégal depuis plusieurs années, notamment dans une ouvre éducative auprès des jeunes : le Centre Saint-Pierre-Claver. Les lecteurs et lectrices du Brigand ont déjà maintes fois entendu parler de cette ouvre missionnaire. Cette visite était organisée dans le cadre d'une rencontre entre différentes ouvres éducatives jésuites. Ce fut l'occasion pour ces jeunes étudiants d'un collège de tradition jésuite de se questionner sur leur appartenance - souvent ignorée - à cette grande famille ignatienne, et de donner un sens à l'éducation jésuite qu'ils sont en train de recevoir à Brébeuf. La prise de conscience de l'implication historique de la Compagnie de Jésus dans l'éducation des jeunes et la constatation de l'universalité de cette mission furent pour eux le début d'une réflexion sur leur place dans cette grande famille.

Vous lirez au cours des pages qui suivent le compte-rendu de cette expérience décrite par eux. Vous y trouverez ce qui les anime et ce qui les habite : leurs réflexions, leurs espoirs et leurs aspirations. Ces jeunes ne sont-ils pas nos nouveaux missionnaires? À travers cette aventure intérieure, ils ont entamé une réflexion sur leur mission personnelle comme être humain, ils ont pris conscience chacun et chacune de leurs forces et de leurs faiblesses, ils ont appris à se connaître. Cet envoi en mission, comme hommes et femmes avec et pour les autres, consiste en fait à aller à la rencontre de l'autre, comme le Christ vient nous rencontrer chacun et chacune dans notre vie. C'est l'expérience de l'accueil inconditionnel qui rend l'autre tellement important et qui provoque la discussion, le dialogue, l'écoute, et finalement l'enrichissement. Oui, ces jeunes sont partis en mission, la mission de témoigner qu'il existe quelque chose qui transcende nos différences culturelles, aplanit ce qui nous divise, et fait en sorte que nous soyons tous un . C'est le terrain de la rencontre de l'autre qui, dans la simplicité du cour, ne peut que préparer le terrain à une rencontre avec l'Autre. Que Mer et Monde puisse continuer à accompagner encore longtemps de nombreux stagiaires! Puisse leur expérience de mission dans la rencontre et l'enrichissement mutuel leur apprendre à devenir des hommes et des femmes pour les autres!

Guillaume Bernard, animateur

 

Le groupe Brébeuf Sénégal 2007

Jade Bergeron, 19 ans; Marie-André Boutin-Clermont, 20 ans; Alice Brassard, 18 ans; Myriam Chatti, 18 ans; Mathieu Cloutier, 18 ans; Natacha Coghlin, 19 ans; Georges-Éric Gaba, 18 ans; Ludovic Langlois-Thérien, 18 ans; Fabie Parisien-Dubuc, 18 ans; Simon Pouliot, 19 ans; Olivia Saint-Laurent, 17 ans; Christine Denis, professeure de biologie, 41 ans; Guillaume Bernard, accompagnateur, 22 ans

 

 

Ouverture à la coopération internationale

Nous sommes une douzaine d'étudiants et d'étudiantes du Collège Jean-de-Brébeuf, de Montréal, qui, avec une professeure de biologie, avons récemment réalisé un stage d'initiation à la coopération internationale dans le village de Dougnane, au Sénégal.

Nous sommes parvenus à Dakar tard dans la soirée du 29 mai. Après l'habituel interlude douanier suivi d'émouvantes retrouvailles stagiaires - bagages, nous nous sommes transportés de l'aéroport à notre résidence. La chaleur était accablante pour les pauvres petits Québécois que nous étions et sommes toujours. Nous fûmes assaillis de toute part par vendeurs ambulants, larges Sénégalaises portant plusieurs kilos de bananes sur leurs têtes, et autres âmes errantes, offrant leurs services aux plus offrants. Nous n'avons pas eu le temps de dire « Enfin, le Sénégal! » que le ton était donné; on ne badine pas avec l'Afrique. Nous avons ensuite passé une journée à Dakar; juste le temps d'expérimenter les doléances de ce qui sembla être l'autoroute: voitures, pare-chocs contre pare-chocs, se coupant et se découpant mutuellement (les accidents ne sont pas rares), de faire une visite d'usage de la capitale - Assemblée nationale, Palais présidentiel, etc. - et de refaire en sens inverse l'expérience routière!

Ludovic, au sommet d'un château d'eau

Nous sommes arrivés au village le lendemain matin. L'événement restera à jamais gravé dans ma mémoire avec l'adjectif « flamboyant » comme étant sans nul doute le plus à même de le décrire. Nous ne pouvions qu'être émus devant toute cette chaleur (humaine, entendons-nous), démontrée par tant de sourires et de mains tendues. Nous étions les premiers toubabs (lire : blancs étrangers) à venir habiter à Dougnane; du reste, nos familles d'accueil étaient aussi excitées que nous quant à l'expérience du stage. Nous nous attendions réciproquement avec les mêmes hâtes et appréhensions. L'attribution de chaque stagiaire à sa famille sénégalaise s'en trouva teintée de beaucoup d'émotions, toute aussi touchantes les unes que les autres.

Les débuts furent plus ou moins faciles, plusieurs étaient déstabilisés par notre nouveau mode de vie qui, malgré le type de préparation, se révélait et se révélera toujours, pour quiconque n'est pas de là-bas, fondamentalement incompréhensible. De fait, même si nous avions passé plusieurs jours à nous préparer au choc, celui-ci demeura somme toute une épreuve assez ardue. Et, ce n'était pas la dernière.

Nous mangions tous les repas, assis à même le sol sur un tapis tressé, avec nos mains dans un bol commun. Les plats étaient généralement composés de riz et de poisson. La viande et les légumes frais, tomates, poivrons et concombres, étaient plus rares. Ceci dit, jamais nous n'avons manqué de quoi que ce soit; plus souvent qu'autrement, c'était la place dans nos estomacs, plutôt que la quantité de nourriture, qui était insuffisante. Première leçon de sérère lala, la langue locale : « Me kaapenn'! » ou « je suis plein! ». Par ailleurs, la langue fut un autre obstacle indéniable du voyage. Car, même si la langue officielle du pays est le français, force fut de constater qu'en région, la plupart des gens ne savent parler que leur langue d'origine. De fait, il nous fallut nous adapter à cette réalité pour apprendre à communiquer avec nos entourages. Avec le recul et bien modestement, je crois sincèrement que le fait d'être en parfaite immersion et sans possibilité de parler la langue de Molière fut un incroyable vecteur d'intégration. Selon moi, l'usage d'une langue internationale apporte un confort néfaste à la volonté, consciente ou inconsciente, de vivre complètement le stage et malgré les inévitables incompréhensions découlant de la difficulté de communication, cette dernière est intrinsèque à l'expérience : la contourner équivaut à se tirer dans le pied; la culture locale ne peut être totalement vécue que dans sa langue locale. Note supplémentaire sur l'environnement : nous nous lavions dans une pièce adjacente aux toilettes, la plupart du temps accompagnés de quelques bestioles indésirables, voire de chauve-souris, après la brunante, à l'aide d'un seau d'eau.

Participation à divers travaux communautaires

Durant notre séjour, nous avons entrepris une série de travaux divers. D'abord la mise en place d'un champ au profit du regroupement de femmes, partenaire de Mer et Monde , l'organisme de coopération internationale d'inspiration jésuite qui coordonnait notre stage. Nous avons débroussaillé le champ et creusé des trous destinés à recevoir des pousses de manguier pendant la saison des pluies, soit les mois de juillet à octobre. Par la suite, le groupe se sépara pour accomplir trois tâches distinctes : le support à la garderie du village, l'encadrement des jeunes se préparant à leurs examens de fin d'études élémentaires et l'alphabétisation des femmes. Une constante, à prime abord un peu étrange compte tenu des circonstances, entoura chacune de nos actions : nous nous sentions parfaitement inutiles! Du début à la fin, nos résultats sont en grande partie restés mitigés. Encore une fois, c'est après réflexion et recul que la conclusion adéquate s'impose, notre « utilité », s'il en fut une, ne dépendait pas des résultats de nos actions, mais simplement du fait de les vivre avec les gens du village, d'égal à égal. Ainsi, le moteur de cette coopération internationale, telle que prônée par Mer et Monde , devrait être un profond désir de s'ouvrir à l'autre et, tout en le respectant, de le découvrir à son tour. Alors seulement, dans un dessein beaucoup plus vague, aussi vaste qu'humain, peut-on peut-être espérer apprendre...

Nous avons fini tous ensemble la partie pratique du stage en repeignant l'école élémentaire publique de Dougnane. Trois jours plus tard, il était déjà temps de rentrer à Dakar en prévision de notre imminent retour au bercail. Autant le choc initial fut difficile par son intensité, autant le départ fut douloureux. Nos familles nous ont aimés avec une tendresse impossible à traduire en si peu de mots (l'article achève!). Sans vouloir paraître ingénu, j'ai été incroyablement surpris de l'ardeur des liens qui peuvent se former entre deux mondes que tout semble séparer. Ce furent donc des adieux empreints de larmes et de sentiments honnêtes qui marquèrent la fin de notre stage. Après seulement une quarantaine de jours et un peu moins de 1000 mots pour les résumer, il m'est difficile de conclure. Je finirai simplement, sans vouloir verser dans la facilité, par statuer qu'à tous égards, ce stage fut une des expériences les plus enrichissantes de ma vie et qu'elle me laisse songeur quant à la recherche de la manière adéquate, ni trop à droite, ni trop à gauche, de vivre le phénomène inéluctable de la mondialisation.

Ludovic Langlois-Thérien

 

Visite à Tambacounda et au père André Gagnon

Le 23 juillet 2007, je quitte pour quelques jours mon village adoptif de Dougnane, au Sénégal, pays côtier de l'Afrique de l'Ouest. L'Afrique, oui. Ce continent qui aux yeux des résidents des dits pays développés s'avère n'être qu'une entité lointaine et méconnue qui pour eux se résume aux clips de Vision Mondiale , à la maladie et aux conflits sanguinaires.

Simon révise l'alphabet avec des femmes du village

Je quitte donc ma nouvelle famille adoptive avec une certaine amertume - deux semaines et demie m'ont suffit pour créer des liens dépassant ceux de l'amitié; mais je sais que je reviendrai bientôt. J'entreprends donc un voyage de 500 kilomètres vers l'est du Sénégal. Direction : la région de Tambacounda, afin de visiter un centre jésuite. Si seulement j'avais su combien « l'excursion » en valait la peine, j'aurais laissé toutes mes hésitations derrière!

Je vous épargne les détails de cet éprouvant voyage de 17 heures (et oui, c'est moins de 30 kilomètres par heure!), parsemé de contretemps plus rocambolesques les uns que les autres, passant par les pannes aux barrages routiers sur une route parsemée de ce qui doit se rapprocher le plus des cratères laissés par des obus. Épuisés, nous arrivons donc à la communauté Saint-Pierre-Claver, résidence du père André Gagnon, jésuite, toujours éveillé à une heure du matin afin de nous offrir un chaleureux accueil. « Je vous ai gardé de la tourtière », nous dit-il. Ha ha ha... Très drôle. Malheureusement, nous ne sommes pas d'humeur à plaisanter suite à ce tortueux voyage. Cependant, croyez-le ou non, après deux semaines et demie passées à manger une miche de pain au déjeuner, du riz au poisson au dîner et du couscous sérère au souper, une tourtière du Lac Saint-Jean nous attendait bel et bien sur la table de la salle à manger, nous laissant tous perplexes et incrédules.

Tout aussi perplexes que le seraient la majorité des Occidentaux en apprenant que le Sénégal n'a pas besoin de nourriture ou de vêtements, mais plutôt de leaders parmi les siens afin de conduire ce pays d'une richesse inouïe sur la voie du développement. Cela fera bientôt 25 ans, depuis 1983, que les jésuites canadiens installés à Tambacounda comprirent cette réalité, se donnant pour mission le développement de la jeunesse, jeunesse en laquelle le Sénégal a tant confiance. Le Centre Saint-Pierre-Claver, fondé par ces pionniers canadiens (dont le père Adrien Léonard, SJ), devint donc l'espoir de la jeunesse en laquelle reposait l'avenir du Sénégal. Une oasis au milieu du désert, ce centre, trop beau pour être vrai, est une plate-forme de lancement pour les jeunes motivés et effervescents qui, tout bêtement, manqueraient autrement de moyens pour développer leur plein potentiel de leaders, d'innovateurs et de « révolutionnaires ». Et vous pouvez mettre tout cela au féminin, et même "au musulman", car le centre n'accueille pas que les Sénégalais(es) chrétien(ne)s membres de la paroisse, mais également leurs frères et soeurs musulman(e)s, lesquels il n'est pas rare de retrouver à la messe du dimanche, attentifs, tous yeux et toutes oreilles, au service paroissial.

Le Centre Saint-Pierre-Claver, situé de l'autre côté de la rue de l'église du même nom - l'église la plus séduisante de la région (et je parle en connaissance de cause, le père Gagnon nous en ayant fait visiter plusieurs lors d'un agréable tour de ville) - permet aux jeunes de se développer dans les sports, les études, la culture et la vie sociale. En effet, y sont offerts gratuitement des cours de karaté et de taekwondo, de même que des joutes de basket-ball tous les soirs de 19 heures 30 à l'extinction des feux du centre. L'institution est respectée religieusement par tous les jeunes de ce refuge : depuis son ouverture il y a 21 ans, le centre culturel n'a subi aucun méfait, vol ou acte violent. En effet, la bibliothèque du centre, unique en son genre du fait qu'elle est riche de plus de 7000 volumes - ce qui en fait, avec sa sereine salle d'étude, la plus grande bibliothèque du Sénégal - ne s'est jamais fait dépouiller d'un seul volume (peut-être quelques pages ont-elles été « détachées »).

Ainsi, nombre de jeunes traversent littéralement le pays (parfois venant d'aussi loin que Saint-Louis ou Dakar) pour venir étudier ou s'instruire à cette bibliothèque ou dans l'une des 7 huttes d'étude circulaires aménagées avec électricité, tableau, bancs et toit de paille, dont les murs s'arrêtent à une hauteur d'un mètre question de donner une vue sur les magnifiques jardins du centre; le complexe peut accueillir jusqu'à 500 jeunes en même temps. Ces huttes permettent donc aux jeunes de réviser et d'échanger leurs connaissances, parfois en présence d'un tuteur comme le père Christophe, un sympathique jésuite de la Province d'Afrique de l'Ouest. Cet accompagnement leur est extrêmement bénéfique, particulièrement à la veille des examens finaux leur permettant d'accéder à l'université, ou leur permettant même, comme on le voit de plus en plus souvent grâce aux bienfaits du centre, d'obtenir une bourse d'études pour une grande université étrangère. D'ailleurs, le Centre, dirigé par le père André Gagnon et Mohammed, le bibliothécaire compétent fidèle à son poste depuis 25 ans, a permis à un jeune d'obtenir une bourse d'études à l'école des Hautes Études Commerciales (HEC) de Montréal, université à laquelle j'entame mes études de premier cycle cet automne.

Le centre Saint-Pierre-Claver, animé par les jésuites

Sans contredit, cette oeuvre jésuite est restée aux yeux de tous les membres du groupe une preuve concrète de réussite d'un plan de développement durable au Sénégal. Cette escapade fortuite et formatrice à la paroisse fondée par des jésuites canadiens à Tambacounda n'aurait, par ailleurs, pas été possible sans les inlassables efforts du père André Gagnon lui-même, du père Michel Lefebvre, S.J., de la communauté jésuite du Centre Vimont et du Collège Jean-de-Brébeuf. La communauté Saint-Pierre-Claver, financée en partie par des dons et en partie par des idées innovatrices comme l'élevage et la vente de volaille et de bétail, ou encore la fabrication et la vente de charbon de bois, est véritablement synonyme de succès, de fierté, d'espoir et de développement. Il m'importe toutefois de soulever une question existentielle quant à l'avenir du centre : à quand le jour où les jésuites pourront remettre ce trésor entre les mains de la population sénégalaise, qui poursuivra cette oeuvre fantastique, ce qui marquerait un pas, petit mais très significatif, dans le développement autonome du Sénégal?

« Tous les jeunes ici présents vont réussir leurs études et leur vie, c'est garanti. » C'est ce qu'affirmait, lors de la visite que nous lui avons faite, le père André Gagnon, dans la salle d'étude de la bibliothèque forte d'une quarantaine d'étudiants silencieux et plongés dans leurs livres.

Simon Pouliot

 

1 Les photos de ce reportages sont de Guillaume Bernard, Christine Denis, Jade Bergeron et Fatou Tine.

 
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