Deux brèves interventions du représentant canadien au lancement de La BIBLE EXPLIQUÉE, à Paris, au Centre Sèvres, mardi, le 16 novembre 2004.
* Première intervention
Nous vivons présentement à l'ère de la mondialisation. C'est le refrain qu'on entend régulièrement. On déplore très souvent ses conséquences négatives, en particulier dans le domaine des cultures nationales.
Pour le projet de la "Bible Expliquée", nous constatons, au contraire, les avantages de la communication que favorise la mondialisation. Elle a permis la coopération de l'équipe du Canada avec celle de France, notre complémentarité et l'harmonie de nos perspectives.
Nous, francophones de l'Amérique du Nord, nous sommes isolés et encerclés au milieu de trois cents millions d'anglophones, américains et canadiens Mais la mondialisation nous offre une ouverture salutaire en nous permettant la communication et la coopération avec la francophonie mondiale. Aussi la collaboration entre la Société biblique du Canada et la Société biblique de France s'avère essentielle pour nous.
En plus de la distance surmontée grâce à la mondialisation, d'autres barrières ont été heureusement écartées dans la réalisation du projet de la "Bible Expliquée." L'histoire nous a malheureusement légué des divisions et des oppositions entre chrétiens. Le projet de la "Bible Expliquée" nous a réunis, chrétiens évangéliques, protestants et catholiques, pour coopérer dans un même esprit et pour réaliser un même objectif. Les équipes de rédaction et de révision des commentaires comprenaient régulièrement un protestant, un évangélique et un catholique. Nous nous retrouvions unis par la Parole du Seigneur, le Dieu unique.
En somme, la mondialisation est un signe des temps qui, pour nous, a favorisé la poursuite d'un même projet. La dynamique suscitée dans la réalisation de ce but révèle pour nous et pour nos lecteurs, notre complémentarité, notre solidarité et notre unité.
* Seconde intervention
Dans cet esprit de solidarité, signalons une autre dimension significative. Tous savent que, pour les catholiques, l' Imprimatur équivaut à un sceau de validation pour les éditions de la Bible. En ce qui concerne l'édition de la Bible Expliquée , l'épiscopat de France a donné son accord pour la traduction en français courant, tandis que l'épiscopat du Canada exprima de même son assentiment pour les commentaires. Les deux épiscopats se son mis d'accord pour approuver la traduction du texte biblique et son commentaire.
On nous a demandé de décrire l'impact de cette édition de la Bible au Canada. Nous ne pouvons malheureusement en décrire les résultats chez nous, car nous n'avons reçu les premiers exemplaires de la Bible Expliquée qu'au début du présent mois. Mais les réactions individuelles recueillies auprès des personnes que nous avons rencontrées sont particulièrement favorables. Elles ne déploraient aucune faiblesse dans cette présentation soignée. La Société biblique canadienne envisage déjà une traduction anglaise de la "Bible Expliquée."
Mais ce qui impressionne tout particulièrement, c'est le prix modique de vente, qui équivaut au tiers environ du prix ordinaire pour un ouvrage de cette dimension. L'objectif des sociétés bibliques consiste à offrir la Parole du Seigneur à un prix accessible à tous.
Tous les ouvriers qui ont collaboré à la réalisation de la Bible Expliquée sont heureux d'offrir au public la révélation biblique avec un éclairage qui fait rassortir les traits majeurs de chaque unité littéraire et la ligne directrice qui oriente toute l'histoire du salut. Les commentaires visent uniquement à mettre en relief le message biblique, sans additions adventices, sans notes critiques distrayantes et sans suggestions moralisantes.
Nous sommes heureux de présenter la Parole de Dieu éclairée de l'intérieur. Tous les collaborateurs sont également heureux de se retrouver unis par la Parole, malgré la diversité de leurs antécédents chrétiens. Nous espérons que nous avons correspondu, bien partiellement et bien timidement, au rêve de Jésus, la veille du don de lui-même sur la croix: "Qu'ils soient un!" (Jn 17,21)
Jean-Louis d'Aragon, s.j.
Paris, le 16 novembre 2004. |
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