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J'erre d'une mer à l'autre
laissant s'ébattre les vagues
au bord des plages.
Le vent joue joliment
dans ces pays de rêves où
les sables courent et
s'envolent vers les cieux,
comme vers d'autres rives où
les soleils, éclatant de
toutes vos bagues, font
miroiter l'âme d'un regard à l'autre.
J'aime ces espaces qui
permettent de se mieux
voir et toujours plus beaux,
parmi les forêts enchevêtrées
de nos rêves et de nos désirs.
Les gouttes d'amour transportées
par les vents tombent
alors à vos pieds et cherchent
à vous livrer le secret des cours.
Au fond de la marée luit
la glaise grise et verte.
Embaumant de ses arômes
nus et durs jusqu'à l'os de
vos os, laissant votre cour
tout entier dépouillé.
D'une marée à l'autre
au gré des vagues et des vents,
j'avance sur les rives de la vie,
cherchant sans cesse à voir
le plus beau de vos sourires,
le meilleur de votre cour,
livrant le mien au creux
de votre amour.
D'une rive à l'autre,
nous ne faisons qu'avancer.
Titubant parmi les vagues
nées de tous les vents
contraires et harmonieux.
Voici la vie entre vos bras ouverts,
offerts qu'ils sont par nécessité
d'amour et d'amitié.
Sachez voir, au-delà des yeux,
les vagues du cour
sans cesse renouvelées,
livrant au plus offrant
la mer, toujours la même,
jamais pareille, sans cesse
recommencée.
Par vents et marées,
la vie va en toute éternité,
telle un ange aux ailes déployées.
Louis Hébert, s.j.
Automne 2008
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