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Tout en poursuivant son ouvre de chercheur en éducation, Pierre Angers, en collaboration avec Colette, Carmèle et Candide Bouchard, a consacré ses loisirs à la création et au développement d'un jardin (3,6 hectares) à Saint-David sur les bords de la rivière Yamaska. Il a découvert la terre, son langage, sa richesse, ses liens avec le ciel, l'eau et le soleil.
Jour après jour, à genoux sur le sol, plié en deux, Pierre Angers a désherbé, ameubli la terre, renchaussé, taillé et arrosé les milliers d'arbres qu'il a plantés, alors que ses collaboratrices sèment, transplantent fleurs et légumes et aménagent ce terrain. Tout en travaillant, Pierre Angers médite, cherche, rêve, converse avec lui-même et se plaît à se trouver seul devant Dieu. Il découvre peu à peu les liens qui existent entre la nature sauvage et le terroir, entre le terroir et le jardin et la dimension culturelle des jardins au Québec comme dans toutes les civilisations. Il livre dans ce volume, Les jardins, expression de notre culture , la synthèse de ses méditations.
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Pierre Angers, jésuite, docteur en philosophie et lettres (1949), fut président de la commission d'étude sur les universités (1977). Penseur et visionnaire, Pierre Angers a contribué de manière significative à l'édification de notre société et a favorisé l'accession du Québec à la modernité. Professeur et chercheur éminent, il a publié quelques soixante-dix articles et une vingtaine de volumes en littérature et en éducation.
Plusieurs distinctions attestent de la valeur des travaux de Pierre Angers: Prix du gouvernement du Québec pour son ouvrage Foi et littérature (1961); prix Léo-Parizeau décerné par l'ACFAS (1975) pour la recherche fondamentale en sciences humaines; Palme d'Or au Salon du Livre de Montréal (1996); doctorat honoris causa à l'Université de Sherbrooke (1977); Officier de l'Ordre national du Québec (1999). |
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